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INSTITUT DE LA MÉDITERRANÉE
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Dans les projets nationaux d’infrastructures à l’horizon 2020, Marseille est partiellement oubliée. En effet, alors que le quart Sud Est de la France fonctionne comme un système ouvert sur le réseau transeuropéen, deux entrées sur l’Europe l’évitent.
La première à l’Ouest concerne la diagonale Sud-ouest vers le Nord de l’Europe à partir de Barcelone avec la magistrale ECO-FRET et l’axe languedocien Ouest Est qui évitent toutes deux l’hinterland de Marseille avec le projet Lyon Turin par Modane, justifié par la remontée du trafic de transit entre l’Espagne et l’Italie par la région lyonnaise. Marseille et son port sont marginalisés en petit appendice de la magistrale ECO-FRET qui favorisera le port de Barcelone. Il les coupera, aussi, de l’autre grand axe de fret nord-sud de l’Europe entre l’Allemagne et l’Italie et qui favorisera leurs ports.
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La seconde à l’Est, avec pour entrée le port de Gènes favorisé par les nouvelles traversées alpines suisses et autrichiennes qui modifient considérablement la donne. Deux tunnels de base ferroviaires sont en construction pour une mise en service en 2007 pour celui du Lötschberg-Simplon et en 2016 pour celui du St. Gothard. Un troisième est programmé sous le Brenner en 2025. Ce qui veut dire que tout le transit ferroviaire nord-ouest/sud-est qui passe aujourd’hui par Modane aura été détourné sur d’autres itinéraires.
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§ Privilégier les solutions qui répondent aux besoins des différents types de trafics présents, échanges entre les régions françaises et leurs voisines sud européennes, transit, trafic nouveau généré par l’activité portuaire.
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§ les plus optimistes d’augmentation des trafics à moyen et long terme, nous ne disposons que d’un axe autoroutier littoral aujourd’hui encombré, demain interdit aux poids lourds. Un tunnel ferroviaire destiné aux marchandises s’impose dans les Alpes du sud.
§ Rééquilibrer le dispositif des pôles logistiques sud européens en développant celui du carrefour Rhône Méditerranée.
De ce qui précède découlent les propositions pour améliorer la desserte du port de Marseille et du carrefour logistique Rhône Méditerranée.
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Vers l’Est :
· Percer le tunnel ferroviaire sous le Montgenèvre et phaser l’aménagement ferroviaire dans le Val de Durance.
· Achever l’A51
· Mettre à deux fois trois voies l’ensemble de l’A8 et réaliser le contournement nord de Nice.
· Construire la LGV Côte d’Azur jusqu’à la frontière italienne pour connecter les réseaux de transport de passagers.
Vers le Nord :
· Aménager l’axe fluvial Rhône Saône pour tirer parti du potentiel existant
· Réaliser le maillon manquant Saône Rhin entre St. Jean de Losne et Mulhouse pour corriger l’erreur historique de l’abandon du canal à grand gabarit Saône Rhin.
· Construire rapidement la branche sud du TGV Rhin-Rhône afin de dédier la voie classique au trafic fret.
· Augmenter la capacité de l’autoroute A 7 en rajoutant des voies dédiées aux poids lourds.
· Faciliter le report des trafics routiers vers les modes ferroviaire et fluvial. |
Vers l’Ouest :
· Doubler le segment ferroviaire Nîmes Montpellier.
· Réhabiliter la voie ferrée Arles Montpellier
Dans le carrefour Rhône Méditerranée :
· Réhabiliter la voie ferroviaire Montpellier Arles Marseille ;
· Réaliser la liaison autoroutière Fos Salon.
· Équiper de chantiers rail-route les plates-formes logistiques de la zone.
Toutes ces réalisations ne sont pas exclusives des autres propositions formulées notamment celles concernant les autoroutes de la mer.
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Nous avons absolument besoin de liaisons fiables en toutes saisons avec l'Italie du nord. Dans cette logique, la branche sud du TGV Rhin-Rhône est prioritaire ainsi que la LGV PACA.. La mise en service des tunnels suisses va considérablement modifier les flux nord-sud et l'accès au nord des Alpes.
Ces propositions concourent à répondre aux préoccupations gouvernementales concernant la fluidité des circulations dans la vallée du Rhône tout en préservant les chances du port de Marseille de jouer un rôle stratégique au sud de l’Europe dans l’intérêt de la région Provence Alpes Côte d’Azur et de sa métropole.
Il revient à l’Etat d’affirmer haut et fort cette ambition pour la métropole marseillaise, son port et tout le territoire logistique du carrefour Rhône Méditerranée. Au-delà de cette affirmation, il doit valider et programmer les infrastructures et équipements proposés permettant de concrétiser cette ambition.